22/05/2019

Bataille Au-Delà Des Étoiles / The Green Slime

Bataille Au-Delà Des Étoiles (1968) MultiL Bluray 1080p HDLight






Kinji Fukasaku est surtout associé au surmédiatisé Battle Royale, délire ultraviolent, révolutionnaire et nihiliste par lequel le réalisateur a terminé sa prolifique carrière – 63 films tournés entre 1961 et 2003, date de son Battle Royale II: Requiem. Sur tant de films il est impossible de n’avoir que des chef-d’œuvre ; et si on regarde la courte incursion du réal dans le domaine des films de SF américains (un seul film tourné, objet de cet article) on peut même fonder de beaux espoirs sur cette apparente tache dans une filmographie majoritairement japonaise.


En 1968 sort The Green Slim, aussi connu sous le titre de After the Destruction of Space Station Gamma: Big Military Operation ou encore chez nous La bataille au-delà des étoiles. Film produit par des américains, avec un casting américain, un scénario américain et de la musique américaine. L’intrigue est basique et rapidement mise en place : après la destruction d’un astéroïde menaçant la terre, des militaires ramènent accidentellement dans leur station spatiale un slime vert aux propriétés étranges. En fait il se répand partout, créant une armée d’étrons géants (il n’y a pas d’autre mots pour décrire les monstres en question). Ajoutez au tout une rivalité entre deux hommes et une doctoresse amoureuse d’un beau militaire dans son uniforme clinquant et vous aurez tous les éléments de l’histoire.


L’ensemble est naïf, bien plus que les séries B des années 60, et accumule les défauts techniques : maquettes ressemblant trop à des maquettes, costumes ridicules et maquillages à la truelle. On en vient à se demander si Kinji Fukasaku ne se moque pas du cinéma de science fiction américain ou ne prend pas le public occidental pour un bande d’arriérés. Malgré ça, La bataille au-delà des étoiles est divertissante, a la fois par son coté nanar et par sa bonne volonté, évoquant un ancêtre indirect et très lointain de Alien et de Star Wars.


Bien entendu, en lisant le synopsis ci-dessus, vous avez reconnaitrez le pitch du film Armageddon, le blockbuster pétaradant et lobotomisé de Michael Bay. En effet, le métrage mettant en vedette un Bruce Willis dans sa panoplie de foreur de l’espace a emprunté son scénario à cette production MGM de 1969. Du moins en partie, car dans cette « Bataille au-delà des étoiles » (titre français complètement idiot et inadéquat), le script ne s’arrête pas avec la destruction du météore mais continue avec une histoire d’invasion extra-terrestre.Ainsi, au début, on a droit à la vision de mise en place de la mission, une étape dans une station orbitale (plus cossue et peuplée que la misérable station russe d’Armageddon), et la mission de forage proprement dite suite à l’atterrissage de l’astronef sur Flora. Les principaux protagonistes sont deux hommes de valeur, deux officiers ex-amis qui se sont brouillés suite à une histoire de gonzesse. Une gonzesse qui est d’ailleurs toujours là puisqu’elle officie en qualité de médecin de bord de la station Gamma III. On en vient d’ailleurs à regretter la décision du réalisateur japonais Kinji Fukasaku de mettre en avant les mièvres démonstrations lassantes de ce « ménage à trois » (crise de jalousie, regards suspicieux, femme au cœur déchiré par deux amours, bla bla bla…) au lieu de se concentrer plus avant sur le déroulement de la mission.


Sur l’astéroïde Flora pousse une étrange végétation verte qui attaque les véhicules des astronautes mineurs. Si l’on est étonné de voir les héros courir sur le sol de l’astre comme s’ils étaient sur le sol terrien, l’on est autant plus surpris de voir la réaction du commandant Vince Elliott qui refuse au scientifique d’effectuer des prélèvements de spécimens extraterrestres. De toute façon, si c'est une question de sécurité, c’est peine perdu car l’organisme s’accroche à la combinaison de l’un des astronautes.
Commence alors un deuxième film, qui se passe à l’intérieur de la station Gamma III. Une station qui ressemble fortement à un jouet Fisher Price, tout comme les autres vaisseaux spatiaux d’ailleurs. Le look années 50 est tellement marqué que l’on a vraiment du mal à croire que ce film est plus récent que 2001, l'odyssée de l'espace . A l’intérieur de la station, l’organisme va grandir et se multiplier grâce à sa forte réactivité à l’électricité pour aboutir à une petite armée de cyclopes bipèdes dotés de tentacules complètement ridicules. Des créatures kitchs si mal foutues que l’on devine parfaitement qu’il s’agit de figurants affublés de costumes en latex. Bref, passé la crise de fou rire conséquente à la première apparition de ces monstres de l’espace, on essaye de s’intéresser au déroulement de l’intrigue. Cons comme des manches, les deux prétendants vont rivaliser en courage et en abnégation pour prouver leur supériorité à leurs supérieurs bien entendu, mais surtout à la belle Lisa, la doctoresse aux yeux de biche. Ils mettent tellement de cœur à l’ouvrage qu’ils entrainent par leurs actes téméraires (surtout de la part du commandant Jack Rankin, qui fait un complexe d’infériorité) la destruction de la moitié de Gamma III.


 Il ne reste donc plus qu’une solution : l’évacuation. On assiste alors au spectacle assez rigolo de mignonnes infirmières poussant des lits à roulettes - sur lesquelles reposent des blessés - à travers toute la station pendant que des miliciens en casque de mobylette essayent de les protéger en usant de leurs fusils en plastique. Le climax arrive quand les astronautes doivent effectuer une sortie pour libérer le sas de lancement qui est bloqué par les monstres qui se sont installés sur la paroi de la station. Sacrifice de soi et noblesse d’âme sont alors de rigueur, et on ricane devant tant de naïveté… Comme je le disais plus haut, les maquettes sont absolument ridicules (on se croirait dans les Sentinelles de l’air). Les effets visuels, eux, sont un peu plus convenables. Il y a bien entendu des problèmes d’incrustation – notamment lors des sorties dans l’espace – mais dans l’ensemble si cela n’est pas crédible cela reste assez amusant et très pulp dans l’esprit. Par contre, les véhicules (surement des voitures de golf déguisées) dans lesquels prennent place les astronautes laissent apparaître de façon évidente leur nature factice, surtout quand le comédiens se trouvent obligés de guider le bras du trépan (qui a l’air aussi solide qu’une planche de balsa) avec la main ! De toute façon, on se rend rapidement compte qu’ils auraient tout aussi bien pu utiliser une pelle vu que les trous pour les charges doivent avoir une profondeur maximum de 50 centimètres.





Titre original : The Green Slime
Autre titre : ガンマー第3号 宇宙大作戦 Ganmā Daisan Gō: Uchū Daisakusen (
titre japonais)  Gamma 3: Operation Outer Space (titre américain pour la sortie japonaise)
Réalisation : Kinji Fukasaku
Scénario : Bill Finger, Ivan Reiner, Tom Rowe et Charles Sinclair, d'après un roman d'Ivan Reiner
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Photographie : Yoshikazu Yamasawa
Montage : Osamu Tanaka
Musique : Toshiaki Tsushima (Japon) et Charles Fox (États-Unis)
Pays d'origine : États-Unis
Format : Couleurs - 35 mm
Genre : Film de science-fiction
Durée : 77 min (Japon) 90 min (États-Unis)
Durée : 1h34




Distribution
    Robert Horton (VF : Jean-Claude Balard) : commandant Jack Rankin
    Richard Jaeckel (VF : Philippe Mareuil) : commandant Vince Elliott
    Luciana Paluzzi (VF : Julia Dancourt) : docteur Lisa Benson
    Bud Widom (VF : Michel Gudin) : général Thompson
    Ted Gunther (VF : Hubert Noël) : docteur Hans Halvorsen
    Robert Dunham (VF : Robert Bazil) : capitaine Martin
    Jack Morris (VF : Jacques Richard) : lieutenant Morris






Dans un futur proche, l'astéroïde Flora menace de percuter la Terre. Un astronaute dur-à-cuire, Jarck Rankin (Robert Horton) est envoyé prendre la direction de la station spatiale Gamma 3 pour y organiser la destruction de l'astéroïde. Mais la station est commandée par Vince Elliott (Richard Jaeckel), un de ses anciens amis, avec lequel il est maintenant brouillé et qui se prépare à épouser une femme qu'il a aimée (Luciana Paluzzi). La mission commence bien : l'équipe envoyée sur l'astéroïde réussit à y placer des charges et à le faire sauter. Mais l'un de ses membres, le docteur Halvorsen (Ted Gunther), rapporte à son insu, collé à sa combinaison spatiale, une particule de matière vivante verte et visqueuse (« the Green Slime » du titre). Celle-ci commence à se multiplier grâce à l'électricité dont elle se nourrit : des monstres meurtriers surgissent et la situation devient incontrôlable. Les hommes sont rapidement contraints d'évacuer une partie de la station, puis celle-ci tout entière, avant de la détruire. Dans ces circonstances tragiques, les personnages de Jack Rankin, inflexible, et de Vince Elliott, plus humain, s'opposent, avant de rivaliser d'héroïsme au moment crucial.







































































































































 Bataille.Au.Dela.Des.Etoiles.(1968).VFF.ENG.1080p.MULTi.AAC.2.0.x264-RHT.rar (1.81 GB)

https://uptobox.com/gvsakbj2sh7b

https://1fichier.com/?wusfh1m1lqu5j37tsgv0





 


















8 commentaires:

  1. Sympathique partage l'ami sur ce film que je n'ai pas revu depuis fort longtemps..

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  2. Merci Hype! je pense pas avoir de si belle copie de ce film

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  3. J'ai déjà et je suggère à tout le monde de cueillir cette perle

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  4. Ah, rien que la fameuse chanson du generique en mode Beware of the Blob, et c'est déjà le pied! Merci les amis

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  5. Merci je vais me regaler a le visioner dans cette qualité A+

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